Lieutenant A.L.

Die "Mission" ist fast beendet

"C'étaient vraiment des gentlemen".

Zwei junge französische Lieutenants einer Aufklärungsstaffel denken während ihres Fluges wohl schon an das nahende Kriegsende. Der Pilot Albert L. hatte mit seinem Kameraden Lieutenant R. in einem Parallelflug schon über eine Stunde ohne Zwischenfall das "Gebiet des Feindes", die Berge, die die Straße von Freudenstadt nach Hausach flankieren,  überflogen.

Er schildert seinen Abschuss über Hausach, nachdem die beiden P51 Piloten gerade das Verkehrsdreieck östlich Hausachs überflogen hatten und dort von der Flak empfangen wurden:

« Pour. le moment donc, je surveillais la route et la voie ferrée. Pas de trafic. Les trains étaient dans les tunnels et la route était déserte. Un wagon-citerne, sur une voie de garage, dans une gare, avait fait l'objet d'un carton sans que j'en puisse voir les résultats. J'allais déboucher sur le croisement triple des routes de Freudenstadt, Hausach, Triberg très fourni en Flak. Déjà quelques traçantes montaient à notre rencontre. Il était temps de basculer pour passer de l'autre côté et nous mettre à l'abri. »
Mais les deux appareils sont trop près l'un de l'autre. Ils présentent un magnifique objectif aux canons allemands qui les arrosent copieusement.
Le lieutenant L. hurle « break à gauche ». Le lieutenant R. dégage. Un peu tard peut-être.
« Je n'ai pas le temps de suivre. Un coup violent secoue l'arrière de mon "MUSTANG", qui part aussitôt en cabré incontrôlable. Dans un coup d'oeil, tout en débouclant ma ceinture d'une main et en actionnant la manette de largage de la verrière de l'autre, je vois le dessous de l'avion de mon équipier qui vire à la verticale dans son dégagement. Je bascule dans le vide. Au passage, je touche l'empennage avec le flanc gauche, puis me retrouve suspendu au bout de mon parachute dans un grand silence. »
La Flak arrête le tir, alors que le lieutenant L. se balance presque au-dessus des batteries. Il était 15 h 30.« C'étaient vraiment des gentlemen. » reconnaîtra-t-il. 

Er bezeichnet die Flakschützen abschließend als wahre "Gentlemen", wohl deshalb, weil sie ihm nicht am Fallschirm hängend das Leben genommen hatten? Er wurde mit seinem Fallschirm am hellen Nachmittag  über die Flakstellungen zur Erde getrieben.  

Der junge Fliegerlieutenant konnte wegen zu geringer Bewachung auf seinem Weg in die Gefangenschaft fliehen. Am 15.04. erreichte er die alliierten Linien, am 23.04. war er wieder bei seinem Geschwader. 

Quelle: P. Ehrhardt, les chevalliers de lòmbre, la escadre de reconnaissance, S. 794

Vorlage durch die Hausacher "Gruppe wider das Vergessen"